Il apparaît très clairement que le combat pour les législatives dans la circonscription 68 oppose la droite version ivoirienne incarnée par le RHDP et la gauche ivoirienne incarnée par le FPI en l’absence du PPA-CI.
Le RHDP est porté par Madame le Ministre, une native de la région. Quant à moi, Guillaume Liby, je représente le FPI tout en portant les espoirs du PPA-CI et du PDCI.
Voilà l’enjeu.

Toutefois, des citoyens peuvent en toute légitimité se porter candidats. Ceci nous ramène à la question essentielle, la dialectique entre la légitimité et l’opportunité. En ce qui me concerne, j’ai toujours su jouer la carte de l’opportunité. En 2012, alors que les comités « Guillaume Liby » étaient la norme dans tous les villages, je me suis effacé au profit de mon aîné, Ziallo Daniel qui a remporté les municipales. En 2016, je reviens sur la scène mais les soubresauts de la déportation du Président Gbagbo à la Haye avaient annihilé toute mobilisation politique. J’avais quand même attiré l’attention sur le fait qu’il ne fallait pas abandonner le champs en l’absence du père.
C’est dans ce désert électoral que le RHDP prend racines.
Aujourd’hui, il est tout fait possible de dénouer ces racines et remettre l’église au milieu du village, c’est à dire rétablir la circonscription DIGNAGO-GUIBEROUA-GALEBOUO comme le fief de la gauche ivoirienne. Si les citoyens, libres de candidater, ne peuvent faire preuve de patience comme j’ai su le faire à un moment donné, il revient aux populations de leur porter le message. Le regroupement serré autour de ma candidature est le meilleur gage de ce retour.
Faisons du retour de la gauche la valeur centrale de cette élection.
